lundi 5 décembre 2016

Communiqué

A-E-O-F

Visite pastorale de Sa Sainteté KIRIL, patriarche de Moscou, en France

Paris, le 5 décembre 2016 ---

Les évêques orthodoxes de France saluent la visite pastorale qu'effectue ces jours-ci dans notre pays, Sa Sainteté le Patriarche Kiril de Moscou et ce, à l'occasion de la consécration de la nouvelle cathédrale orthodoxe russe, dédiée à la Sainte Trinité, au Quai Branly à Paris. Les évêques membres de l'Assemblée des Evêques Orthodoxes de France, avec leur président, le Métropolite Emmanuel, ont eu la joie de concélébrer autour de Sainteté, ce dimanche 4 décembre 2016, la Divine Liturgie patriarcale qui a marqué la dédicace liturgique de la nouvelle église, manifestant une nouvelle fois, l'unité de la famille ecclésiale orthodoxe en France. Sa Sainteté a effectué à l'occasion de son séjour à Paris, plusieurs rencontres officielles avec les autorités politiques et religieuses de France. Il s'est notamment entretenu hier avec le Maire de Paris, Mme Anne HIDLAGO, et a rencontré ce matin au palais de l'Elysée, le président de la République française, Monsieur François HOLLANDE qui a rappelé "l’attachement de la France au développement des relations d’amitié entre les peuples français et russe" (1).




*(1) Communiqué et crédit photo, Présidence de la République française.

--- Contact Presse AEOF --- Carol Saba – Responsable de la Communication Tel : + 33 (0) 6 20 18 46 77 --- Email : contact@aeof.fr

samedi 3 décembre 2016


Pour ceux dont j'ai eu la mauvaise idée de faire sortir du sommeil, hivernal!

LIBERTÉ D’EXPRESSION

Le délit d’entrave à l’IVG

Le gouvernement français a fait voter, le 1erdécembre, une loi interdisant la libre expression dans le domaine d’opinions relevant de l’éthique. Le débat a été faussé, et on a discuté de l’avortement, alors que la question était celle de la liberté d’expression. Quelle que soit la qualité des sites incriminés, quelle que soit la réalité de la désinformation dont on les accuse, il est hallucinant qu’on puisse légalement interdire, dans un pays comme le nôtre, une publication sous ce prétexte. Bien des sources de désinformation pourraient tomber sous le coup d’une telle loi… Du point de vue de la société civile, cela signale une crise de la démocratie. Du point de vue chrétien, cela ne change rien. En effet, les chrétiens ne sont tenus de respecter que les lois civiles qui sont cohérentes avec la loi de Dieu. Notre obéissance est toujours conditionnelle, par motif de conscience, dit saint Paul (1 Co 10), c’est tout. Et il existe une liberté de désobéir dont les saints martyrs donnent l’exemple.

L’interdit de tuer

Donc, rien n’est changé. Les chrétiens continueront, comme ils l’ont fait depuis 2000 ans, en conformité avec la tradition biblique, à dire haut et fort que l’avortement est un mal, un péché, qu’il contredit un des préceptes fondamentaux de la loi divine : « Tu ne tueras pas ! » Nous continuerons à dire – dût-on taxer notre discours de « culpabilisant » – qu’il s’agit d’un infanticide, d’un meurtre légal, parce que c’est la vérité – qu’il s’agisse d’avortement thérapeutique ou d’avortement de confort.

Une société rétrograde

C’est le moment de (re) lire à ce sujet « L’embryon au IIème siècle », de Philippe Caspar (L’Harmattan, Paris, 2002). On y découvre que la société dans laquelle nous vivons actuellement est tout simplement réactionnaire et rétrograde : elle défend un néo paganisme auquel les Juifs et les chrétiens furent confrontés dans la société païenne. Sous couleur de modernité, on défend du pré chrétien, le rêve de vivre en faisant ce que l’on veut de soi et des autres, comme si l’Évangile n’avait pas été annoncé.

Défense de l’enfant

Ce livre montre que les Juifs et leurs héritiers les chrétiens ont défendu l’enfant menacé de mort et d’exploitation ; ils ont défendu la famille et sa stabilité ; ils ont donné l’exemple du sacrifice de soi des parents aux enfants par amour pour eux. Ils ont montré que l’embryon est un être humain à part entière. Et, dans la société païenne, les chrétiens assumaient leur liberté de pensée et d’expression dans toutes ses conséquences.

Prendre la liberté

Comment un chrétien réagit-il quand la liberté d’expression est supprimée ou, comme c’est le cas, limitée ? C’est très simple : en exerçant la liberté d’expression – en prenant la liberté de s’exprimer !  – Mais telle forme d’expression est interdite, maintenant ! – Pas de problème : nous continuerons à nous exprimer librement en assumant toutes les conséquences de la liberté qui nous appartient, comme nos frères des pays de l’Est, il n’y a pas si longtemps. L’Église ne se confond pas avec l’État ; elle ne se confond pas avec la société civile ; elle ne se confond pas avec le monde.

Une position courageuse

La bonne nouvelle est que rien ni aucune loi de ce monde ne nous privera de la liberté de conscience, de pensée, d’expression et de publication. Il faut ici rendre hommage aux évêques catholiques-romains qui ont courageusement, et de façon tout-à-fait normale de la part de chrétiens, pris position à l’annonce du projet de loi.

A.p. Marc-Antoine Costa de Beauregard

P. Gontran POUSSOU
L’EMBRYON ET LES CHRÉTIENS DES PREMIERS SIÈCLES

La société civile dans laquelle nous sommes appelés à vivre se montre particulièrement réactionnaire en ce qui concerne le mystère de la vie. Elle tend à remettre en question la position généreuse de la foi chrétienne en faveur de l’enfant et de la femme. Dès les premiers siècles les écrivains chrétiens ont pris position pour la protection de l’embryon. C’est ce que montre L’embryon au IIème siècle de Philippe Caspar (Paris, 2002).

Tertullien

On attribue quelquefois à saint Grégoire de Nysse le postulat selon lequel, si l’homme est composé d’une âme et d’un corps, ces deux éléments commencent nécessairement à exister au même moment. « Or ce principe remonte non pas au Cappadocien, mais beaucoup plus avant dans le temps, à Tertullien et, à travers ce dernier, aux apologistes. C’est en effet Tertullien qui le premier a proposé une définition philosophique symétrique de la conception et de la mort :  » … c’est à partir du dernier instant de la vie qu’il faut réfléchir sur le premier : si la mort ne peut être définie que comme la disjonction du corps et de l’âme, le contraire de la mort, la vie, n’aura d’autre définition que la jonction du corps et de l’âme… : l’une et l’autre substances viennent à la vie en même temps »… Dès son accession à l’expression philosophique, le message chrétien a senti le besoin de dire sa spécificité sur la question de l’embryon. » (p. 98).
Selon Tertullien, les substances de l’âme et du corps sont conçues en même temps : « C’est en même temps que toutes deux sont conçues, achevées, menées à leur perfection, voilà ce que nous affirmons » (De Anima, XXVII, 1).

Les Apologistes

« …l’ensemble des Pères défendra une coexistence originaire des deux principes dès la conception… les apologistes inaugurent une véritable tradition en matière de statut de l’embryon humain. Sur le plan théologique, la question du statut de l’embryon humain est articulée dès Justin à des problèmes de dogmatique. Le premier lien qui s’établit est celui entre embryologie et eschatologie. À vrai dire, il était déjà présent dans certains textes de l’Ancien Testament, dans les Évangiles, dans le Talmud et chez Paul. Avec Justin, il devient le lieu de développements proprement métaphysiques. La réalité du surgissement d’un être parfaitement constitué à partir d’une goutte de semence – c’est le mystère du développement embryonnaire – sert de paradigme pour penser la foi en la résurrection corporelle » (p.156).

Révolutionnaire par rapport aux pratiques inhumaines de la société païenne, la pensée chrétienne concernant le statut de l’embryon s’est développée dans la tradition patristique, notamment chez saint Maxime le Confesseur (cf. Jean-Claude Larchet, Pour une éthique de la procréation, Paris, 1998, p. 110). Lire aussi la thèse soutenue par Père Jean Boboc sur ce sujet et ses conséquences pour les débats contemporains.


jeudi 1 décembre 2016

PRIÈRE POUR LA FRANCE

Seigneur Jésus Christ notre Dieu, Toi qui es venu, non pour juger le  monde, mais pour le sauver; Toi qui es monté librement sur la Croix pour tous les humains; Toi qui, dans ton amour ineffable et ton indicible compassion, veilles au bien et au libre salut de chacun; Toi qui es invisiblement présent dans ton monde et dans notre pays par le Corps de ta sainte Eglise, accepte les prières de supplication et de louange que nous t’adressons pour notre patrie la France, justement mais cruellement éprouvée.

 Seigneur Jésus Christ notre Dieu, par les prières et la protection de ta Mère très pure et immaculée, du saint archange Michel, Protecteur de la France, des saints de notre pays, en particulier de notre mère parmi les saints Marie Madeleine Egale-aux-apôtres dont les reliques sanctifient notre sol, de son disciple saint Maximin, de saint Lazare ton ami, des saints Jean Cassien et Victor de Marseille, Martin de Tours, Irénée de Lyon, Hilaire de Poitiers, Germain d’Auxerre, Germain de Paris; de saint Cloud, sainte Geneviève et sainte Radegonde et de tous les saints moines et moniales de notre pays; des saints et victorieux martyrs Pothin et Blandine de Lyon et de tous les saints martyrs de France : éclaire, inspire, convertis et sauve notre patrie la France, ceux qui la gouvernent et tout son peuple.


A nous qui te supplions dans la vraie Foi, accorde la grâce du non jugement, la conscience libre, la force du saint Esprit pour témoigner de ta vérité dans la paix qui vient de toi. Accorde-nous la grâce de voir nos propres fautes et d’accueillir ton pardon. Donne-nous de te glorifier et de te célébrer pour la bienveillance que Tu manifestes à notre pays, à ceux qui le gouvernent et à tout son peuple. Inspire-nous de te célébrer en premier lieu pour la révélation que Tu as donnée de toi-même à nos Pères et à ceux qui, en ce jour, sur cette même terre bénie de France, te confessent avec ton Père coéternel et ton très saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen!
Allez, dort petit troupeau. Et pardonne moi !
                   

De nouveau, il s'éloigna et pria en répétant les même paroles. Puis de nouveau il vint et les trouva en train de dormir, car leurs yeux étaient appesantis. Et ils ne savaient que lui dire. Pour la troisième fois, il vint ; et leur dit :"Continuez à dormir et reposez vous ! C'en est fait. L'heure est venue : voici que la Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs. Levez vous ! Voici qu'est arrivé celui qui me livre."

Marc 14,39-42

lundi 28 novembre 2016

Calendrier Liturgique du mois Décembre 2016.
Chapelle St Jean de Grasse, 
2 ch.de St jean. 06130 Grasse
Tel : 06 47 36 09 34


Mardi 6 Décembre : Office d'intercession à St Nicolas, archevêque  de Myre en Lycie, thaumaturge. Vénération de ses reliques à 19h.

Mercredi 7 Décembre : Liturgie Vespérale 19h30

Samedi 10 Décembre : Grandes vêpres à 18h.
Dimanche 11 Décembre : 28ème Dimanche après la Pentecôte. (Des Saints Ancêtres du Seigneur/ Parabole du dîner). Laudes et Divine Liturgie à partir de 9h30, agapes.

Mercredi 14 Décembre : Liturgie Vespérale à 19h30.

Samedi 17 Décembre :. Grandes vêpres à 18h.
Dimanche 18 Décembre: Avant Fête de la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ. 29ème Dimanche après la Pentecôte. Dimanche avant la Nativité. (De la Généalogie). Laudes et Divine  Liturgie à partir de 9h30, puis agapes.

Mercredi 21 Décembre : Office de la prière de Jésus à 19h.

Vendredi 23 Décembre: 
-15 h Heures Royales, et confessions.

Samedi 24 Décembre: Paramonie de la Nativité

-15h, Vêpres et confessions.  
                          
-20h, Nativité de Notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus- Christ,
 (NOËL).

Complies et Matines suivie de la Divine Liturgie de Saint Basile, et agapes.

Dimanche 25 Décembre :
Nativité de Notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus-Christ.
Pas d'Office à la Chapelle St Jean.

Samedi 31 Décembre:  
20h, Agrypnie, (Vêpres et Matines). Divine liturgie de St Basile. Agapes.

Dimanche 1 Janvier:
Circoncision selon la chair de notre Seigneur Jésus-Christ. Saint Basile le Grand Archev.  de Césarée.
Dimanche avant la Théophanie.
Pas d'offices à la Chapelle St Jean.


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mardi 22 novembre 2016

Un rappel important sur la conduite du chrétien à l'église.

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Beaucoup de membres nouveaux de nos paroisses, insuffisamment familiers avec les règles de conduite à l'église, demandent à quels moments on peut se déplacer dans l'église, mettre des cierges etc. Sur ce sujet, il existe plusieurs règles simples, faciles à retenir. Et ainsi, il faut se laisser guider précisément par ces règles, élaborées depuis des siècles, et non pas par notre propre volonté, même s'il nous semble que notre conduite arbitraire soit dictée par des sentiments pieux. 

Rappelons quelques règles de conduite extérieure dans la prière :

1) Il convient de venir à l'église pour le début de l'office.

2) Celui qui entre dans l'église se signe trois fois et s'avance pour ne pas gêner les autres qui entrent dans l'église.

3) Il convient de faire tout paiement (cotisations paroissiale et autres), l'achat de livres, d'icônes, soit avant soit après l'office divin, pour ne pas perturber l'ordre et la splendeur dans la maison de Dieu, ce que nous a formellement interdit le Seigneur, en chassant les marchands du Temple.

4) En accordance avec l'antique coutume de l'Eglise, les hommes se tiennent dans la partie droite de l'église, et les femmes - dans la partie gauche.

5) Dans le Temple de Dieu, les conversations ne sont pas admises ni pendant l'office, ni à son achèvement.

6) Dans l'église il est superflu de se serrer la main et absolument inadmissible de baiser la main d'une femme - à l'église le chrétien orthodoxe n'embrasse que la main droite bénissante d'un prêtre ou d'un évêque.

7) Les fidèles viennent à l'église habillés comme il convient à leur sexe. "Il est impossible pour une femme d'assister aux offices en pantalon, en robe courte ou avec des épaules et des bras découverts". Les excuses habituelles sur la chaleur estivale dans ce cas précis ne font que manifester la mauvaise volonté de supporter même le moindre inconvénient. Les habits immodestes troublent la splendeur de l'organisation ecclésiale.

8) Il ne convient pas de se déplacer dans l'église, d'acheter et de mettre des cierges et de vénérer les icônes pendant les moments suivants - les plus importants des offices:
A la liturgie :

- pendant la petite (avec l'Evangile) et la grande entrée.
- pendant la lecture de l'Epître et de l'Evangile.
- pendant l'hymne des Chérubins (depuis les mots "Nous qui mystiquement " jusqu'au chant final du triple Alléluia)
- pendant le canon eucharistique (à partir de l'Ecphonèse "les portes, les portes, Sagesse, soyons attentifs ", durant le Credo "Je crois en un seul Dieu... ". Durant tout le canon eucharistique, quand se chante "L'offrande de paix " jusqu'à la fin de l'hymne à la Mère de Dieu "Il est digne ", ou, si c'est une fête, ce qui le remplace. Ceci est le moment le plus sacré de la liturgie - durant tout ce temps on ne peut pas se déplacer dans l'église ni éteindre des cierges.
- pendant le "Notre Père ... " 

Aux vigiles :

- au moment de la sortie du prêtre ou du diacre avec l'encensoir aux vêpres.
- pendant la lecture de l'Hexapsalme. A ce moment-là il est interdit de mettre des cierges.
- au moment de la sortie du prêtre avec la sainte Evangile et pendant sa lecture.
- pendant "Mon âme magnifie le Seigneur " et la Grande Doxologie («Gloire à Dieu au plus haut des Cieux... ")

Il est défendu, pendant les offices, de traverser devant le lecteur au milieu de l'église en train de lire, devant le prêtre, devant la Croix posée sur un lutrin, ou devant l'icône de fête.

Il n'est pas admissible, à l'église, de garder ses mains dans ses poches ou "de s’asseoir sur un banc les jambes croisées".

Il convient aux parents de prendre soin que leurs enfants ne dérangent pas les autres fidèles. Il est bon, dès leur plus jeune âge, d'accoutumer les enfants à une conduite pieuse dans le Temple de Dieu. Il ne faut pas permettre aux enfants de courir dans l'église et de parler fort. Si un enfant pleure, il vaut mieux sortir de l'église avec lui et, l'ayant calmé, revenir. Il ne faut pas donner aux petits enfants, qui ne savent pas encore manger correctement, des prosphores entières, car l'enfant fait tomber des miettes par terre, et après des gens foulent aux pieds involontairement le pain béni. A ces enfants-là il faut donner des prosphores par morceau et veiller attentivement à ce qu'ils ne fassent tomber des miettes.

Paru dans la revue «  Le Messager »  du Diocèse d'Allemagne de l’Eglise Russe Hors Frontières.

Il convient bien sur de ne pas prendre à la lettre toutes ces recommandations, mais d'agir avec discernement!! 
p.g


lundi 31 octobre 2016

Visite Pastorale de l'évêque vicaire Marc de Néamt de la Métropole Roumaine d'Europe Occidentale et Méridionale



jeudi 22 septembre 2016

 Pour les lecteurs de ce blog, ainsi que pour les autorités qui viennent chercher quelques informations:

Alors que dans nos belles provinces, commencent à sévir quelques pseudo-évêques, il m'a semblé bon après en avoir rendu compte au Métropolite Joseph de la Métropole Orthodoxe Roumaine d'Europe Occidentale et Méridionale de reprendre ces deux communiqués publiés par l'AEOF afin de mettre en garde ceux ou celles qui pourraient se laisser abuser par quelques personnages arborant fièrement une soutane et des attributs...épiscopaux!

Communiqué

L’Assemblée des évêques orthodoxes de France, où siègent les évêques relevant des patriarcats orthodoxes constitués historiquement et s’assurant d’une mutuelle reconnaissance, communique ce qui suit :
L’ecclésiologie orthodoxe est une ecclésiologie de communion. Ainsi, autour de son évêque, chaque église locale constitue la manifestation plénière de l’Eglise universelle à condition d’être en communion avec toutes les autres dans l’unité de la foi et du calice, attestée par la "succession apostolique" et la conciliarité des évêques.

En ce qui concerne la France, les Eglises orthodoxes canoniques sont représentées par tous les évêques qui sont membres de l’association légalement constituée sous la dénomination "Assemblée des évêques orthodoxes de France". Elle seule est habilité à manifester l’unité et la canonicité de l’Eglise orthodoxe dans ce pays.
 
Par conséquent, toute personne se prétendant être évêque orthodoxe sans être en communion avec la dite Assemblée ne peut se prévaloir d’un statut canonique orthodoxe en France.

L’Assemblée des évêques orthodoxes de France tient donc à mettre en garde les personnes dont la bonne foi pourrait ainsi se trouver surprise, et déclare que la responsabilité de l’Église orthodoxe en France ne saurait être aucunement engagée par les activités ou les déclarations de toute personne ou de tout groupe n’étant pas en communion avec elle.

Fait à Paris, le 3 avril 1997.

Le métropolite Jérémie

Président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France


Communiqué

Constatant la recrudescence en France de communautés, de groupes ou de personnes (clercs ou laïcs), qui se prétendent de l’Eglise orthodoxe, l’Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF) entend dissiper toute confusion à cet égard en précisant ce qui suit.

L’Eglise orthodoxe confesse une unité doctrinale et sacramentelle, qui se manifeste de façon ininterrompue depuis son origine jusqu’à aujourd’hui, dans la fidélité à la foi apostolique. Ceci s’exprime par sa théologie, son ecclésiologie et sa Tradition, dans la nature conciliaire de son organisation.

L’Eglise orthodoxe dans le monde est constituée par des Eglises-soeurs, autocéphales ou autonomes, qui s’assurent d’une reconnaissance et d’une communion mutuelles, partageant la même ecclésiologie, confessant la même foi et appliquant le même droit canonique.

L’organisation canonique définitive des communautés orthodoxes en France et dans les autres pays se trouvant en dehors des limites géographiques historiques des Eglises autocéphales, sera examinée par le Grand et Saint Concile panorthodoxe dont la préparation se poursuit actuellement. Dans l’attente d’une telle organisation, la commission inter orthodoxe préconciliaire préparatoire, réunie à Chambésy (Suisse) en novembre 1993, a préconisé la création d’Assemblées épiscopales. En application de cette recommandation, une Assemblée des évêques orthodoxes de France s’est constituée en février 1997, succédant ainsi au Comité inter épiscopal orthodoxe créé en 1967. C’est pourquoi l’Assemblée des évêques orthodoxes de France est canoniquement la seule habilitée à représenter l’orthodoxie et à manifester l’unité et la canonicité de l’Eglise orthodoxe en France.

Ainsi, toute personne (clerc ou laïc), groupe ou communauté se prétendant être "chrétien orthodoxe" ou s’attribuant cette appellation sans être en communion avec l’Assemblée des évêques orthodoxes de France ne peut se prévaloir d’un statut canonique orthodoxe dans ce pays. Par conséquent l’Assemblée des évêques orthodoxes de France ne peut être tenue responsable de leurs agissements et / ou déclarations.

Aussi, et afin d’éviter toute confusion ou amalgame dans l’opinion publique, l’Assemblée des évêques orthodoxes de France invite-t-elle les médias à se renseigner auprès d’elle sur le statut canonique de toute communauté, groupe et / ou personne (clerc ou laïc) se réclamant de l’orthodoxie en France.

Fait à Paris, le 1 avril 1999.
Le métropolite Jérémie

Président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France