dimanche 23 avril 2017


Évangile de la fête du Saint glorieux et grand martyre 
Georges le Victorieux. 23/03.



(Jean 15,17-16,2).....
"L'heure vient même où qui vous tuera estimera rendre un culte à Dieu."

samedi 22 avril 2017

Le patriarche de Roumanie Daniel : « Le patriarche Justinien est un exemple lumineux de service de l’Église du Christ »



le 28 mars 2017

Le quarantième anniversaire du décès du patriarche de Roumanie Justinien Marina a été commémoré le 25 mars 2017 en l’église du monastère de Radu Vodă à Bucarest. S.S. le patriarche Daniel a prié pour le repos de l’âme de ce digne patriarche qui a mené l’Église orthodoxe roumaine pendant environ trois décennies, dans une période orageuse pour l’Orthodoxie roumaine. Son patriarcat, comme l’a mis en lumière le patriarche Daniel, a coïncidé avec la période de la plus féroce persécution de l’Église par le régime communiste athée. Avec beaucoup de courage, d’équilibre, de diplomatie et de ténacité, il a cherché à défendre l’Église contre les frappes systématiques du pouvoir politique, choisissant la voie d’une résistance farouche, camouflée sous un discours « favorable » aux leaders communistes. Il s’est opposé aux abus et ingérences du parti d’État dans la vie de l’Église et aux tentatives de celui-ci de transformer l’Église en une institution faible, a expliqué le patriarche Daniel. Le patriarche Daniel a pris la parole après l’office de requiem célébré en l’église du monastère Radu Vodă, où s’est endormi pour l’éternité le patriarche Justinien Marina. Au préalable, l’évêque vicaire de l’archevêché de Bucarest, Mgr Timothée de Prahova, avait célébré la liturgie avec plusieurs prêtres et diacres. « Nous exprimons notre gratitude à la mémoire de ce digne archipasteur de l’Orthodoxie roumaine qui a aimé l’Église du Christ avec un amour sans limite et a réussi avec sagesse et un esprit de sacrifice à défendre, préserver et transmettre les valeurs éternelles de notre foi ancestrale » a souligné le patriarche Daniel. Dans son homélie, le patriarche Daniel a mis en évidence l’esprit de sacrifice du patriarche Justinien et a évoqué ses vertus et ses efforts qui l’on transformé en un modèle digne d’être imité par tous les serviteurs de l’Église du Christ. Son travail pastoral, culturel, missionnaire, spirituel et social pour le bien de l’Église orthodoxe roumaine représente pour nous, aujourd’hui, hiérarques, clercs et fidèles, un modèle et un inspirateur lumineux de fidélité et de service au Sauveur Jésus-Christ et à Son Église » a souligné le primat. Conformément à sa volonté, le patriarche Justinien Marina a été inhumé dans l’enceinte du monastère Radu Vodă. Né le 22 février 1901 dans la localité de Suești, dans le district de Vâlcea, il a effectué des études à la Faculté de Théologie orthodoxe de Bucarest et fut un temps prêtre de paroisse. Devenu veuf, il a été sacré en 1945 évêque-vicaire de l’archevêché de Iași. Deux années plus tard, il est devenu archevêque de Iași et métropolite de Moldavie et de Suceava, tandis que le 6 juin 1948, il a été intronisé patriarche de Roumanie. Il est décédé le 26 mars 1971. On peut visionner sur le lien ci-dessous l’office de requiem célébré par le patriarche de Roumanie Daniel.


Source: orthodoxie.com
Le patriarche de Moscou Cyrille s’est étonné de l’absence de réaction de la communauté internationale aux actes de violence commis contre l’Église en Ukraine



Lors de sa dernière rencontre avec le président italien Sergio Mattarella (le 12 avril), le patriarche de Moscou a présenté à son interlocuteur des photos d’actes de violence exercés à l’encontre les paroissiens de l’Église orthodoxe d’Ukraine par des formations paramilitaires. « Le silence de la communauté internationale stupéfie », a déclaré le primat de l’Église orthodoxe russe à la réception pascale annuelle organisée par le Ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie. « On opprime notre Église, on essaye de la priver de ses droits civiques, on essaye d’adopter des lois qui excluent l’enregistrement normal des paroisses orthodoxes en Ukraine, on s’empare des églises par la force. On peut en parler longtemps, mais lorsque l’on voit comment des groupes paramilitaires en tenue de camouflage expulsent par la force les gens des églises, c’est impressionnant ! » a déclaré le patriarche Cyrille dans son intervention. Le patriarche a ajouté que toutes les Églises orthodoxes locales soutiennent l’Église orthodoxe d’Ukraine dans son opposition au « Patriarcat de Kiev », non reconnu, et qu’il avait montré des photos des affrontements au président italien. « On appelle l’Église d’Ukraine ‘Église agresseur’, on exige qu’elle rompe ses relations avec le Patriarcat de Moscou, on l’accuse d’antipatriotisme. Mais le peuple reste fidèle à l’ordre canonique. Ceux qui sont expulsés des paroisses demeurent dans notre juridiction canonique, il est fréquent qu’une nouvelle église soit construite pour remplacer celle dont se sont emparés [les schismatiques]. Mais il y a encore des cas lorsque la nouvelle église a été elle-aussi saisie », a précisé le patriarche. « Il est étonnant que tout cela soit couvert par le silence dans le monde », a-t-il conclu.

Source: Orthodoxie.com

 le 22 avril 2017




Du Mont-Athos à Optino, José Muñoz, Pèlerin de la Portaïtissa et Martyr (Claude Lopez-Ginisty)






Icône du néomartyr José Muñoz portant l’îcône de la Portaïtissa

José Muñoz, devenu moine orthodoxe Ambroise du Mont-Athos, humble gardien de l’Icône de la Portaïtissa, est mort martyrisé en 1997. L’auteur de ce livre, témoin direct et ami de José, eut la grâce de le rencontrer souvent et de l’accueillir chez lui avec l’Icône. À notre demande, il accepta avec humilité d’écrire l’histoire de sa vie. Mais ces pages bouleversantes, exigeantes de vérité, nous entraînent bien au-delà d’une biographie. Tel une icône, ce livre ouvre la porte de l’Invisible illuminant le chemin du Royaume, celui qu’a emprunté le pèlerin José, effacé derrière la Toute-Pure. Consumé d’amour pour Dieu, il livra jusqu’au bout le bon combat.

« Nous allons parler d’un martyr de notre temps, écrit Claude-Lopez-Ginisty dans son Avant-propos. Il vivait en esprit avec les martyrs de tous les temps et de tous les lieux (…). Il fut sur notre terre des vivants un homme simple marchant pieusement vers le Ciel où il demeure à présent. Il obtint du Christ par sa prière fervente le don précieux d’une icône miraculeuse qu’il accompagna dans le monde et donna sa vie pour que ses frères l’aient en abondance de guérisons et de grâces. 

Il devint moine secrètement au Mont-Athos. Il fut torturé à mort à Athènes où il reçut la couronne du martyre. Du Mont-Athos en Grèce, à Optino en Russie, où on le vénère à présent, son itinéraire spirituel est constellée de bénédictions insignes. » 

« (…) En rassemblant tous les témoignages de ceux qui l’ont connu, on s’aperçoit qu’il n’est pas réellement possible d’écrire autre chose que l’histoire de l’Icône et de frère Joseph. Cela est voulu. C’est que sa vie réelle fut celle de gardien fidèle de l’Icône et que son autre vie, il y renonça totalement en choisissant de devenir moine. 

Il disparut quand disparut l’Icône, c’était là sa seule vie véritable, elle était cheminement lent, sûr et douloureux vers le Ciel. Y ayant atteint enfin, il nous laisse le soin de méditer sur ce que fut son errance mystique sur la terre des vivants. »

ISBN 978-2-914857-30-7


jeudi 20 avril 2017

Les journées du Monastère de la Transfiguration


Le Monastère de la Transfiguration, dépendance du Monastère de Simonos Pétra au Mont-Athos, propose un programme de conférences et d'échanges avec le Père Élie, fondateur, aumônier et père spirituel de la communauté.

Ces journées avaient été un succès en 2016, nous avons donc décidé de les renouveler en 2017. Elles auront lieu le 29 et 30 avril 2017. Deux thèmes y seront abordés :

Les difficultés des familles chrétiennes et comment les aborder.
Et
La foi et la vie du monde


Monastère de la Transfiguration.

24120 Terrasson- Lavilledieu

lundi 17 avril 2017

Lettre pastorale pour la Résurrection du Seigneur – 2017
Don de la vie nouvelle !

Bien-aimés Pères, Frères et Sœurs dans le Seigneur,

 Le Christ est ressuscité ! Comme au premier jour de la Création, quand Dieu dit : « Que la lumière soit ! », et la lumière fut, resplendit aujourd’hui en vérité la Lumière qui dure à jamais, la lumière sans fin. Mais, en même temps, le Dieu-Homme Lui-même est la Lumière, symboles qui nous sont transmis dans la nuit de la Résurrection et que nous passons à notre tour à ceux qui nous entourent. Celui qui, par sa Résurrection, est le fondement de notre foi, nous accorde aujourd’hui une vie nouvelle dans la Lumière de sa Résurrection. Il se donne lui-même comme Lumière de notre vie et comme Vie de notre vie. Tel est le sens du sacrifice du Christ Seigneur sur la Croix qui conduit à sa Résurrection : une vie nouvelle, pleine de la Vie qui se termine, non par la mort, mais par la Pâque, par le passage à ce qui est parfait et sans fin. « Car nous le savons, si notre demeure terrestre, qui n’est qu’une tente, se détruit, nous avons un édifice, œuvre de Dieu, une demeure éternelle dans les cieux, qui n’est pas faite de main d’homme. Et nous gémissons, dans le désir ardent de revêtir, par-dessus l’autre, notre habitation céleste, pourvu que nous soyons trouvés vêtus et non pas nus » (2 Corinthiens 5, 1-3).

 Mais que veut dire « nus » ? - ne pas être revêtus du Christ, Celui en qui nous avons été baptisés. Car le jour de la Résurrection peut nous trouver ainsi, nous les baptisés : non revêtus du Christ, nus de Lumière, nus d’œuvres de bien. Il peut nous trouver également nus de nous-mêmes, parce que, errant sans la Lumière de la résurrection, ne trouvant pas Celui en qui nous avons été baptisés, nous ne nous retrouvons pas nous-mêmes, nous ne savons pas pourquoi nous vivons ou quel est le sens de notre vie. La peur de la mort nous domine ! Pourtant la lumière de la Résurrection du tombeau devenu Ciel nous montre la Vie, un commencement nouveau que pose le Seigneur pour nous et pour l’univers entier, par le nouvel Adam, Celui qui est parfait.

 Nous pouvons dire que c’est un nouveau commencement du monde. C’est pourquoi, à Pâques, nous lisons l’Évangile à l’extérieur, devant les portes de l’église, où nous entrons ensuite comme dans un nouveau paradis, une cité de paix, la Jérusalem d’en haut qui nous attend. Par le fruit de la Croix que nous recevons, le Fruit de la vie, qui est le Christ, notre vie reçoit un autre sens, celui de la Vie du Christ. Et par le Tombeau rempli de la lumière de la Résurrection, resté pourtant vide de Celui qui est partout, nous voyons l’accomplissement de notre vie en éternité par la vie de l’Éternel-Vivant. Au moment où le Seigneur Jésus-Christ sort du Tombeau, sort avec lui une autre lumière, un autre sens de la vie et du monde, déchiffrés dans son amour sacrificiel, guérisseur ou donateur de vie – son amour vainqueur de la mort et de la souffrance causée par la mort qui s’approche de nous. Celui-ci, l’amour du Christ, qui révèle l’amour du Père céleste, apporte à nous et au monde la lumière divine et la vie qui découle de la vérité.

 « Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné son Fils unique, de sorte que tout homme qui croit en lui, au lieu de périr, ait la vie éternelle » (Jean 3, 16). Nous comprenons que la mort absurde à laquelle nous ne trouvons aucun sens trouve son terme dans la mort du Christ sur la Croix et que « la Résurrection est le vrai commencement du monde », qu’elle est une recréation du monde, une « nouvelle création de l’homme et du monde ». Nous pourrions dire : « un nouveau projet pour le monde, pour l’homme, grâce à la Croix, à la Mort et à la Résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ ». « Dieu se dit lumière, vie, résurrection et vérité. Lumière, en tant que Celui qui fait resplendir les âmes, qui éloigne la ténèbre de l’ignorance, qui illumine l’intelligence pour qu’elle contemple les réalités mystiques, et qui révèle les mystères qui ne peuvent être vus que par les cœurs purs ; vie, comme Celui qui donne aux âmes aimant Dieu la capacité de se mouvoir vers ce qui est divin ; résurrection, comme Celui qui relève l’esprit de l’attachement mortel à ce qui est matériel, en la purifiant de toute souillure et de tout engourdissement mortel ; vérité, comme Celui qui donne à ceux qui en sont dignes l’héritage immuable des biens » (saint Maxime le Confesseur, cité dans « Lumière du cœur », éd. Trinitas, Iassy, 2003, p. 66). 2

 Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur,

 Au moment de la mort de Lazare, nous voyons le Sauveur comme Homme véritable – en larmes, pleurant pour son ami et sa famille souffrante. Toutefois nous le voyons alors et le contemplons également comme Dieu véritable – ressuscitant d’entre les morts Lazare mort depuis quatre jours, sentant mauvais en raison de la décomposition de son corps. Dieu Lui-même devient Homme de douleur pour vaincre et libérer de la douleur et de la souffrance en prenant celles-ci sur lui-même ; Il devient Homme de larmes, pour laver nos larmes en apportant la joie de la victoire sur la peur de la mort et de la solitude ; Il devient Homme de l’humiliation, pour dissiper notre humiliation ; Il devient Homme mortel, pour écarter et détruire notre mort comme Dieu véritable !
 Le jour de la Résurrection nous trouve également, comme Lazare, peut-être pas morts corporellement comme lui, mais morts dans l’âme, exhalant la mauvaise odeur du péché dans nos âmes et dans nos corps ; mais, courage ! Le pardon et la guérison ont jailli du Tombeau du Christ.

 Nous honorons cette année la mémoire de ceux qui, chrétiens confesseurs de la vraie foi, ont témoigné de la foi et l’ont gardée dans les temps de persécution du régime communiste, morts par milliers dans les prisons, dans les camps et en déportation, eux pour qui la réalité de la Résurrection fut plus puissante que la réalité de cette vie passagère et de la mort inévitable. Nous rendons également hommage aux chrétiens et aux serviteurs de l’autel, témoins de la foi orthodoxe, parmi lesquels nous mentionnons particulièrement le Patriarche Justinien, de bienheureuse mémoire. Nombreux sont ceux qui ont témoigné de la foi au prix de leur propre vie – dans les prisons et dans les travaux forcés – en ne plaçant rien au-dessus de l’amour du Christ Seigneur, qui a donné sa vie pour nous. Leur témoignage - comme celui de tous ceux qui aujourd’hui au prix de leur vie dans de nombreuses régions de la terre témoignent de la foi au Christ crucifié et ressuscité, l’Ami des hommes - nous donne le pouvoir de chercher à devenir de plus en plus les amis du Christ, de devenir les apôtres du mystère de son amour pour nous révéler par le sacrement de la Croix, que nous pénétrons à mesure de notre amour pour lui et de notre quête toujours croissante de son amour. Le Christ a besoin de nous comme apôtres de sa Résurrection et de la vie nouvelle qu’Il nous a donnée par la Résurrection. Si nous connaissons et recevons le don de son amour, nous pouvons aimer notre prochain comme Il nous a aimés, en donnant sa vie en gage de son amour. Nous recevons beaucoup de mauvaises nouvelles chaque jour du monde entier et le désespoir nous saisit pour notre vie ou celles de nos enfants. Mais, courage ! Croyons que notre seul refuge est dans le Christ ; et mettons dans nos cœurs les paroles du Seigneur : « courage ! J’ai vaincu le monde ! ». « Se dresser et lutter pour nous, fut son action ; et la nôtre est de jouir de la victoire », dit saint Jean Chrysostome (Homélies sur l’Épître aux Romains du saint apôtre Paul, homélie XIII, p. 237).

 Le jour de la résurrection nous trouve dans ces régions de la terre, éloignées des lieux où nous sommes nés, pour la plupart d’entre nous ; mais il nous donne de croire que notre vie ne reste pas celle corruptible de cette terre, la nôtre de naissance ou par adoption. Ce jour nous ouvre la porte d’une autre terre, celle du Ciel, promis par Dieu Père par l’intermédiaire de l’Adam nouveau, le Seigneur Jésus-Christ. « Il est pour l’âme ce qu’est le fondement pour la maison. Par lui seul nous vivons, nous possédons, nous héritons. Lui seul donne sa valeur à notre vie actuelle, et la gloire et la félicité à la vie future » (saint Jean Chrysostome, volume « Richesses oratoires », p. 52).

 Le Christ est ressuscité !

Votre intercesseur devant le Christ, pour que tout bien vous soit accordé


 + Joseph, Métropolite d’Europe Occidentale et Méridionale

vendredi 7 avril 2017

PRIÈRE POUR LES VICTIMES DE LA TORTURE ET LEURS BOURREAUX



Seigneur Jésus Christ notre Dieu, Toi le seul innocent, Tu acceptas de monter librement sur la Croix dans ta miséricorde et ta compassion pour tous les humains. Tu supportas avec patience, et en priant pour le pardon de ceux qui te tourmentaient, la torture de l’âme et du corps. Ta Mère toute pure et tes saints martyrs de tous les âges et de tout lieu portèrent à leur tour chacun sa croix et te glorifièrent en elle.

Nous t’invoquons pour ceux qui en notre temps subissent selon leur conscience les supplices de toutes sortes : arrête la main de ceux qui les frappent ; mets Toi-même un terme à l’injustice qu’ils subissent ; ne permet pas qu’ils soient éprouvés au-delà de leurs forces ; garde-les dans la fidélité et la dignité ; épargne-leur la souffrance supplémentaire d’éprouver la haine et le ressentiment à l’égard de leurs tortionnaires ; révèle-toi à eux, ô Torturé et Ressuscité ; inspire-leur ton amour compatissant pour les humains humiliés, Toi qui veux sauver encore ceux à qui leurs actes barbares et inhumains promettent l’enfer. Car ce qui fut infligé au plus petit des torturés, c’est à toi, ô Dieu devenu Homme, qu’on l’infligeait ! Et les tortionnaires crucifient en eux-mêmes le sceau de ton image sainte : ô Verbe et Fils unique de Dieu, convertis-les, pardonne-leur et sauve-les !

En nous enfin qui osons malgré nos propres péchés te prier, renouvelle la grâce de ton Esprit très saint et très bon, l’esprit d’humilité, l’esprit de non jugement, l’esprit d’audace et de force, l’esprit de repentir et de pardon. Donne-nous de glorifier ta divine présence en tout humain défiguré, et, de l’abîme de l’agonie, ta sainte Résurrection ; au jour de l’épreuve, soumis à notre tour, et pour la vraie foi, aux supplices de l’âme et du corps, donne-nous de ne pas défaillir et de ne jamais te renier, ô Dieu de tendresse et de consolation, Père et Fils et saint Esprit, Dieu unique glorifié dans les siècles des siècles : Amen !

lundi 3 avril 2017

Calendrier Liturgique du mois d’Avril 2017.
Chapelle St Jean de Grasse
2 ch.de St jean. 06130 Grasse

Samedi 29 Avril Grandes vêpres à 18h.
Dimanche 30 Avril3ème Dimanche de Pâques (Dimanche des Myrrhophores ). Laudes et Divine Liturgie  à partir de 9h45, puis agapes.


Christ est Ressuscité!

vendredi 31 mars 2017

Pour les lecteurs de ce blog, ainsi que pour les autorités qui viennent chercher quelques informations:

Alors que dans nos belles provinces, Provence-Alpes-Côte d'Azur et désormais Poitou-Charente, pardon Aquitaine, commencent à sévir quelques pseudo-évêques, il m'a semblé bon après en avoir rendu compte au Métropolite Joseph de la Métropole Orthodoxe Roumaine d'Europe Occidentale et Méridionale de reprendre ces deux communiqués publiés par l'AEOF afin de mettre en garde ceux ou celles qui pourraient se laisser abuser par quelques personnages arborant fièrement une soutane et des attributs...Patriarcaux et épiscopaux!

http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2017/03/28/La-chapelle-de-Prailles-est-maintenant-orthodoxe-3048647#

Communiqué

L’Assemblée des évêques orthodoxes de France, où siègent les évêques relevant des patriarcats orthodoxes constitués historiquement et s’assurant d’une mutuelle reconnaissance, communique ce qui suit :

L’ecclésiologie orthodoxe est une ecclésiologie de communion. Ainsi, autour de son évêque, chaque église locale constitue la manifestation plénière de l’Eglise universelle à condition d’être en communion avec toutes les autres dans l’unité de la foi et du calice, attestée par la "succession apostolique" et la conciliarité des évêques.

En ce qui concerne la France, les Eglises orthodoxes canoniques sont représentées par tous les évêques qui sont membres de l’association légalement constituée sous la dénomination "Assemblée des évêques orthodoxes de France". Elle seule est habilité à manifester l’unité et la canonicité de l’Eglise orthodoxe dans ce pays.
 
Par conséquent, toute personne se prétendant être évêque orthodoxe sans être en communion avec la dite Assemblée ne peut se prévaloir d’un statut canonique orthodoxe en France.

L’Assemblée des évêques orthodoxes de France tient donc à mettre en garde les personnes dont la bonne foi pourrait ainsi se trouver surprise, et déclare que la responsabilité de l’Église orthodoxe en France ne saurait être aucunement engagée par les activités ou les déclarations de toute personne ou de tout groupe n’étant pas en communion avec elle.

Fait à Paris, le 3 avril 1997.

Le métropolite Jérémie

Président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France


Communiqué

Constatant la recrudescence en France de communautés, de groupes ou de personnes (clercs ou laïcs), qui se prétendent de l’Eglise orthodoxe, l’Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF) entend dissiper toute confusion à cet égard en précisant ce qui suit.

L’Eglise orthodoxe confesse une unité doctrinale et sacramentelle, qui se manifeste de façon ininterrompue depuis son origine jusqu’à aujourd’hui, dans la fidélité à la foi apostolique. Ceci s’exprime par sa théologie, son ecclésiologie et sa Tradition, dans la nature conciliaire de son organisation.

L’Eglise orthodoxe dans le monde est constituée par des Eglises-soeurs, autocéphales ou autonomes, qui s’assurent d’une reconnaissance et d’une communion mutuelles, partageant la même ecclésiologie, confessant la même foi et appliquant le même droit canonique.

L’organisation canonique définitive des communautés orthodoxes en France et dans les autres pays se trouvant en dehors des limites géographiques historiques des Eglises autocéphales, sera examinée par le Grand et Saint Concile panorthodoxe dont la préparation se poursuit actuellement. Dans l’attente d’une telle organisation, la commission inter orthodoxe préconciliaire préparatoire, réunie à Chambésy (Suisse) en novembre 1993, a préconisé la création d’Assemblées épiscopales. En application de cette recommandation, une Assemblée des évêques orthodoxes de France s’est constituée en février 1997, succédant ainsi au Comité inter épiscopal orthodoxe créé en 1967. C’est pourquoi l’Assemblée des évêques orthodoxes de France est canoniquement la seule habilitée à représenter l’orthodoxie et à manifester l’unité et la canonicité de l’Eglise orthodoxe en France.

Ainsi, toute personne (clerc ou laïc), groupe ou communauté se prétendant être "chrétien orthodoxe" ou s’attribuant cette appellation sans être en communion avec l’Assemblée des évêques orthodoxes de France ne peut se prévaloir d’un statut canonique orthodoxe dans ce pays. Par conséquent l’Assemblée des évêques orthodoxes de France ne peut être tenue responsable de leurs agissements et / ou déclarations.

Aussi, et afin d’éviter toute confusion ou amalgame dans l’opinion publique, l’Assemblée des évêques orthodoxes de France invite-t-elle les médias à se renseigner auprès d’elle sur le statut canonique de toute communauté, groupe et / ou personne (clerc ou laïc) se réclamant de l’orthodoxie en France.

Fait à Paris, le 1 avril 1999.
Le métropolite Jérémie

Président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France

dimanche 26 mars 2017

Cette icône nous est venue  de Russie, nous remercions le Métropolite Rostislav de Tomsk, ainsi que le prêtre Dimitri de Seversk, et du serviteur de Dieu Alexandre qui c'est occupé de son cheminement.



Tropaire des Néomartyrs, ton 4 :


 Aujourd’hui, l’Eglise russe chante avec joie en chœur, * louant ses néomartyrs et confesseurs : * hiérarques et prêtres, * souverains ayant souffert la passion fermes dans la foi, * princes et princesses, * hommes vénérables et femmes, * et tous les chrétiens orthodoxes. * Après avoir donné leur vie pour la foi dans le Christ * pendant les jours de la persécution athée, * ils ont conservé la vérité par l’effusion de leur sang. * Par leur protection, O Seigneur, lent à la colère, * préserve notre pays dans l’orthodoxie ** jusqu’à la fin des temps.

Prière pour les Saints Nouveaux Martyrs
 et Confesseurs de Russie.
***
 Ô Saints Nouveaux Martyrs et Confesseurs de l'Eglise Russe, écoutez notre prière ardente! Nous savons que certains parmi vous, étant encore enfants, l'ayant appris des Martyrs anciens, ont pensé dans leur cœur, combien il est bon et digne de louanges de ressembler à ceux que ni la torture, ni la mort n'ont séparés de l'Amour de Dieu. Soyez comblés de grâce pour avoir pris le chemin de foi et patience de ceux que vous aviez écoutés et aimés. Et comme à tout moment peut nous advenir l'épreuve inattendue, priez assidûment le Seigneur de nous donner le courage, tellement nécessaire dans le vie humaine. Vous avez sanctifié notre patrie jusqu'à ses confins par vos souffrances; et comme vous priez ensemble pour nous tous, suppliez Dieu de délivrer notre patrie du joug plus terrible qu'aucun autre. Et que nous soit ôté, ainsi qu'à toute notre génération, le péché qui pèse sur le peuple russe : l’assassinat de l'Oint du Seigneur, le Tzar, des Hiérarques, Pasteurs et leur troupeau, et les souffrances des Confesseurs, et la profanation de nos choses saintes. Que disparaissent les schismes dans notre Eglise, que nous soyons tous Un, et que le Seigneur amène à la moisson Ses serviteurs, en sorte que l'Eglise ne s'appauvrisse pas en bons pasteurs, qui auront à éclairer par la vraie foi, une telle multitude de gens l’ignorant ou s'en étant détournés. Nous ne sommes pas dignes de la Miséricorde de Dieu, cependant, que par vos souffrances, le Seigneur Dieu nous pardonne et prenne pitié de nous tous, qui vous appelons à l'aide. Et nous, apportons à notre Seigneur, ainsi qu’au Père et au Saint-Esprit, un cœur contrit pour nos péchés, et notre gratitude pour tout, Le glorifiant dans les siècles des siècles. Amen.
***

vendredi 10 mars 2017

Des saints européens des premiers siècles, dont ceux inscrits au synaxaire irlandais, entrent au ménologe de l’Église orthodoxe russe.

Le Saint Synode a officiellement inclus cf. journal 14 dans le ménologion (calendrier des saints) de l’Eglise orthodoxe russe plusieurs saints occidentaux qui ont vécu et œuvré en Gaule.

Au cours de la session de ce jour, le saint Synode de l’Église orthodoxe russe a examiné la possibilité d’inscrire au ménologe de l’Église russe le nom de saints qui se sont illustrés dans les pays d’Europe centrale et occidentale avant 1054.

Selon Vladimir Legoïda, responsable du Département des relations de l’Église avec la société et les médias, la liste des saints à inscrire au ménologe a été constituée en fonction du culte pratiqué par les orthodoxes dans les diocèses de l’Église orthodoxe russe en Europe occidentale ainsi que dans d’autres Églises locales. « Il a aussi été tenu compte de l’authenticité de la foi orthodoxe qu’ils ont proclamée et des circonstances dans lesquelles s’est établie leur glorification ; il était aussi nécessaire qu’ils n’aient jamais été mentionnés dans les travaux polémiques qui ont marqué la lutte contre l’Église orientale et ses rites. »
Il a également été tenu compte des informations contenues dans Ménologe complet de l’Église d’Orient de l’archevêque Serge (Spassky), dans le rapport de saint Jean (Maximovitch) au Synode épiscopal de l’Église russe hors-frontières de 1952, dans les articles de l’Encyclopédie orthodoxe, ainsi que dans le Synaxaire établi par le hiéromoine Macaire du monastère Simon-Pierre de la sainte Montagne. Lien et PO

Il s’agit notamment du saint martyr l'eveque Pothin (gr. Pothinos) , premier évêque de Lyon, des saints martyres lyonnais Blandine et Pontique (Pontikos) jeune martyr (15 ans) et leurs 46 compagnons mis à mort, du saint martyr Alexandre de Lyon, du saint martyr Saturnin (Serrin), premier évêque de Toulouse, du saint martyr Victor de Marseille, du saint Honorat, fondateur du monastère de Lérins et évêque d’Arles, du saint Germain l’Auxerrois, du saint Vincent de Lérins, du saint Loup (Leu) de Troyes, de sainte Geneviève de Paris et de saint Germain de Paris.

Désormais l’Église orthodoxe russe commémorera chaque 30 mars Saint Patrick, protecteur céleste de l'Irlande.

• hiéromartyr Pothin, évêque de Lyon et ses compagnons martyrisés avec lui (2/15 juin ; +177)
• martyre Blandine et martyr Pontique de Lyon (2/15 juin ; +177)
• martyr Épipode de Lyon (22 avril / 5 mai ; +vers 177)
• martyr Alexandre de Lyon (24 avril / 7 mai, +vers 177)
• hiéromartyr Saturnin, premier évêque de Toulouse (29 novembre /12 décembre, +IIIème s.)
• martyr Victor de Marseille (21 juillet / 3 août ; +vers 290)
• martyr Alban des îles britanniques (22 juin / 5 juillet, +IIIème – début IVè s.)
• saint Honorat, évêque d’Arles (16 / 29 janvier, +429)
• saint Germain, évêque d’Auxerre (31 juillet / 13 août, + 448)
• saint Vincent de Lérins (24 mai / 6 juin ; +avant 450)
• saint Patrick, illuminateur de l’Irlande (17/30 mars ; +après 460)
• saint Loup, évêque de Troyes (29 juillet / 11 août ; +479)
• sainte Geneviève de Paris (3/16 janvier ; +512)
• saint Germain, évêque de Paris (28 mai / 10 juin ; +576)
• saint Procope, higoumène de Sazava (Bohême ; 16/29 septembre ; +1053) 


mardi 7 mars 2017

Le 9 mars, jour de la fête des Quarante martyrs, seront commémorés dans les églises roumaines ceux qui ont souffert à l’époque communiste

7 Mars 2017

Le bureau de presse du Patriarcat de Roumanie a publié le communiqué suivant : « Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Roumanie a proclamé l’année 2017 « année commémorative du patriarche Justinien et des défenseurs de l’orthodoxie à l’époque communiste », tandis que le parlement roumain a adopté la loi N°247/2011 déclarant le jour du 9 mars « Jour des prisonniers politiques anti-communistes de la période 1944-1989 », ce qui a fait l’objet d’une publication dans le journal officiel N°864 du 8 décembre 2011, précisant que la date de commémoration de ceux qui sont morts en tant que combattants contre le communisme serait le 9 mars de chaque année, jour de la fête des saints 40 martyrs de Sébaste. Le Patriarcat de Roumanie a transmis aux centres diocésains l’instruction de célébrer ce jour des offices de requiem pour ceux qui ont souffert à l’époque du communisme athée, défendant la foi en Dieu et la dignité du peuple roumain. Cette commémoration comprend une ecténie pour les héros, les soldats et les combattants roumains, ainsi que l’office de requiem pour les héros ».


Source: Orthodoxie .com




mercredi 22 février 2017

Mercredi de la semaine des laitages,


Prière de saint Ephrem

Seigneur et maître de ma vie, ne m'abandonne pas à l'esprit d'oisiveté, d'abattement, de domination et de vaines paroles.
(grande métanie)
Mais accorde-moi l'esprit d'intégrité, d'humilité, de patience et d'amour, à moi ton serviteur.
(grande métanie)
Oui, Seigneur roi, donne-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère, car Tu es béni pour les siècles des siècles. Amen.
(grande métanie)


Ô Dieu, purifie-moi, pécheur.
(12 fois, avec petites métanies)

puis la prière toute entière :
Seigneur et Maître de ma vie… Amen.
(grande métanie)

jeudi 9 février 2017

Un précieux témoignage !
À lire ou à relire.
Un sain(t) cheminement pour retrouver son orient!



dimanche 5 février 2017

Lu sur le blog: Chroniques de Pereslavl

L'Eglise russe fête ce jour les nouveaux martyrs et confesseurs de Russie qui sont en très grand nombre, et dont les noms et les visages se sont en partie conservés dans les archives du KGB. Leurs corps reposent dans les fosses communes que l'on ne finit pas de retrouver en Russie, à l'occasion de restaurations d'églises, notamment, car les monastères servaient souvent de prisons et les sanctuaires de salles de torture.
Le père Vladimir Viguilianski a écrit un post sur Facebook pour commémorer cet événement.

Aujourd’hui, jour de l’assemblée des nouveaux martyrs et confesseurs de l’Eglise russe, on a prié pour « tous les défunts qui ont souffert pour la foi du Christ au temps des persécutions ».

Jusqu’à la révolution de 1917, dans les listes des saints martyrs russes canonisés, il y avait 61 saints plus près de 100 confesseurs anonymes .
Après la révolution leur nombre s’était considérablement élevé, il s’y était ajouté plus de deux mille saints, et le processus de canonisation des martyrs n’est pas terminé, il se développe avec une grande intensité.

En 1917, on comptait plus de 200 mille prêtres et moines. Tous, à l’époque du pouvoir antireligieux tombèrent dans la catégorie des citoyens particulièrement suspects. On les arrêta de nombreuses fois, on les déporta, les accusa d’opinions et actions contre-révolutionnaires, de participation à des organisations terroristes et même d’espionnage.

Malgré le fait que, sous la torture, certains membres du clergé admirent avoir commis ces crimes, ils furent complètement justifiés dans la période des réhabilitations.
Et si l’on ajoute à ces serviteurs du culte les membres de leurs familles, leurs enfants spirituels, les travailleurs ordinaires de leurs paroisses, leurs simples paroissiens, le nombre des persécutés pour leur foi peut monter à au moins un million de personnes.
Par exemple en 1930, le secrétaire du Comité Central du PCUS G.M. Malenkov écrivait à J.V. Staline au sujet des communautés religieuses existantes qu’elles étaient « une organisation hostile au pouvoir soviétique légale largement infiltrée de 600 000 personnes sur toute l’URSS ». Et cela fut écrit après les répressions de grande ampleur des années 20 et 30.

C’est pourquoi nous pouvons entendre souvent à l’église, au cours des prières sur ceux qui ont souffert pour la foi : « Leurs noms, Seigneur, te sont connus ».
La mise en évidence des biographies détaillées de ceux qui ont souffert pour la foi du Christ se poursuit. A présent, la liste de ces descriptions de vies atteint pour l’instant près de 35000 noms.

J’ai déjà parlé de ces serviteurs du culte Viguilianski, mes homonymes et mes lointains parents, que l’on évoque comme des nouveaux martyrs, mais leurs biographies, à de rares exceptions, est inconnue même de moi, bien que ma famille s’en occupe de près…
Nos ennemis déclarés de l’Eglise récemment apparus, contempteurs acharnés des sanctuaires, hérétiques, fauteurs de troubles dissimulés et rénovateurs doivent se rappeler notre histoire récente pour éviter de figurer dans le camp des persécuteurs sanglants des chrétiens.

Aucune des périodes de nos deux mille ans d’histoire chrétienne ne peut se comparer en cruauté avec notre « temps des persécutions » !

L’apologète du II-III siècle Tertullien écrivait : «Le sang des martyrs est la semence du christianisme ».

Saints martyrs et confesseurs de l’Eglise Russe, priez Dieu pour nous !




vendredi 20 janvier 2017

Le 19 janvier, mémoire de notre
Saint Père MARC EUGENIKOS, Métropolite d'ÉPHÈSE
 et Confesseur de la Foi Orthodoxe

Ce luminaire de la Foi Orthodoxe brilla pendant la sombre époque où l'empire byzantin agonisant, acculé à la ruine économique et pressé de toutes parts par l'envahisseur turc, se trouvait placé devant la douloureuse alternative: ou tomber aux mains des infidèles et disparaître comme empire chrétien, ou se livrer à la domination orgueilleuse des hérétiques Latins, qui n'étaient disposés à accorder leur soutien financier et militaire qu'au prix d'une union des Eglises, ou plutôt de la soumission de l'Orthodoxie à la Papauté.

Né au sein d'une famille pieuse de Constantinople vers 1392, Saint Marc reçut une brillante éducation auprès des meilleurs maîtres de la capitale qui, quoiqu'appauvrie et dépeuplée, restait le centre culturel du monde chrétien. Il devint très tôt professeur à l'école patriarcale, mais abandonna la carrière académique, à l'âge de 26 ans, pour devenir moine dans un petit monastère proche de Nicomédie. Il y commença une vie d'ascèse intense et de prière; mais, sous la menace des Turcs, il dut bientôt se replier à Constantinople, dans le Monastère de Saint-Georges des Manganes. A la vie contemplative et au service des frères il joignait l'étude des Saints Pères, et il rédigea alors plusieurs traités dogmatiques dans la ligne de Saint Grégoire Palamas (voir 14 novembre) et quelques ouvrages sur la prière. Malgré son désir de rester effacé, sa science et sa vertu lui attirèrent l'estime de l'empereur Jean VIII Paléologue (1425-1448) qui préparait un grand concile d'union avec l'Eglise Romaine, dans l'espoir d'obtenir le soutien du pape et des princes européens. C'est par obéissance au monarque que ce pieux moine hésychaste accepta de monter sur la tribune de l'Eglise, d'être consacré Métropolite d'Ephèse et de prendre part à la délégation byzantine au titre de remplaçant des Patriarches de Jérusalem, d'Antioche et d'Alexandrie, et d'exarque du concile.

La délégation grecque, composée de l'Empereur, du Patriarche Joseph II (1416-1439), de vingt-cinq Evêques et d'une suite d'environ sept cents personnes, s'embarqua pour l'Italie dans un grand élan d'enthousiasme. Tout le monde était convaincu de réaliser rapidement l'Union désirée par tous les Chrétiens. Saint Marc aussi, loin d'être l'étroit fanatique que l'on présente souvent, partageait cette espérance, sans préjugés contre les Latins, mais en se tenant ferme sur le roc de la Foi. Pour lui, comme pour la plupart des Grecs, il ne pouvait être question d'union que dans le retour de l'Eglise Romaine à l'unité dans la charité qu'elle avait rompue par ses innovations. Mais dès leur arrivée à Ferrare, le pape Eugène et ses théologiens montrèrent de toutes autres dispositions. Par des détails de protocole d'abord, puis de manière de plus en plus évidente, ils traitèrent les délégués byzantins comme de véritables prisonniers, les empêchant de sortir de la ville et retardant de manière excessive la distribution des subventions promises pour leur entretien, si bien que certains Evêques furent réduits à vendre leurs effets personnels pour se nourrir.

Les sujets mis à l'ordre du jour étaient les suivants:

a) le dogme de la procession du Saint-Esprit et la question de l'addition de la formule «qui procède du Père et du Fils (Filioque) » au symbole de Foi1;
b) l'existence du Purgatoire;
c) l'usage du pain non fermenté (azyme) pour la Liturgie chez les Latins, et la question de la Consécration des Saints Dons par les seules paroles de l'Institution (Latins) ou par l'invocation du Saint-Esprit (épiclèse);
d) la primauté du pape. Comme les Latins se trouvaient en majorité écrasante, et que tout vote sur les questions dogmatiques aurait vu leur opinion adoptée d'avance, l'Empereur et le Patriarche retardèrent l'ouverture des débats sur les questions fondamentales, jusqu'à ce qu'on s'entende sur un autre mode de scrutin.

 En attendant, on décida de discuter de la question secondaire du Purgatoire. En réponse aux arguments des théologiens latins Saint Marc prit la parole au nom de l'Eglise Orthodoxe: «Certes les âmes des défunts peuvent bénéficier d'un certain "progrès", et même les damnés d'un relatif "soulagement" de leur sort, grâce aux prières de l'Eglise et par la miséricorde infinie de Dieu; mais l'idée d'un châtiment avant le Jugement Dernier et d'une purification par un feu matériel est tout à fait étrangère à la tradition de l'Eglise». Les plus avertis constatèrent bien vite que deux mondes s'affrontaient et que toute discussion doctrinale aboutirait nécessairement à une impasse. Les semaines passaient sans aucun progrès. La peste ayant interrompu la discussion sur le Purgatoire, on passa à la question brûlante de l'addition arbitraire du Filioque dans le symbole latin. Le Métropolite d'Ephèse éleva à nouveau fermement la voix de la conscience de l'Eglise: «Le Symbole de la Foi doit être conservé intact, comme à son origine. Tous les Saints Docteurs de l'Eglise, comme tous les Conciles et toutes les Ecritures nous mettent en garde contre les hétérodoxes, dois-je malgré ces autorités, suivre ceux qui nous incitent à nous unir derrière une façade de fausse union, eux qui ont adultéré le Saint et Divin Symbole et introduit le Fils comme cause seconde du Saint-Esprit?».

Au bout de sept mois d'attente stérile et de vains palabres, le pape Eugène IV fit transférer le concile à Florence. Une fois installé, on décida d'aborder enfin la question dogmatique. L'esprit constamment fixé en Dieu et purifié par la prière, Saint Marc put exposer, avec une claire sobriété, la Doctrine de l'Ecriture et des Saints Pères sur la procession du Saint-Esprit. Quand les théologiens latins prirent la parole, ils accablèrent l'auditoire, au cours de séances interminables, par des arguments subtils, soutenus par tout un appareillage rationnel et par quantité de citations des Pères tirées hors de leur contexte ou faussement interprétées. Le combat ressemblait à celui de David contre Goliath (I Sam. 17:32 sv). Pendant ce temps, les Métropolites de Nicée, Bessarion, et de Kiev, Isidore, devenus partisans acharnés de l'union -soit par ambition personnelle (ils devaient en effet devenir par la suite tous deux cardinaux du pape), soit par la vieille hostilité du courant humaniste contre l'Hésychasme et le Monachisme, représentés par Marc-, s'ingéniaient dans les coulisses à convaincre les autres prélats que les Latins ne se sont pas séparés de la vérité et que leur doctrine du Saint-Esprit n'est pas hérétique, mais qu'ils ont seulement développé l'enseignement traditionnel dans leur propre langage. Accablés par un long désœuvrement, par le manque de subsides et par la morgue des Latins, inquiets du sort de la capitale menacée et se sentant pris au piège, les Evêques se laissèrent peu à peu gagner à la cause d'une union de compromis, pour laquelle l'Empereur et le Patriarche ne cessaient de faire pression. Le débat dogmatique aboutissant, comme toutes les autres discussions, à une impasse, on voulait en finir, quitte à se rétracter une fois rentré en terre byzantine. Malgré les pressions et les injures de ses adversaires, Saint Marc restait inflexible: «Il n'est pas permis de faire des accommodements en matière de Foi» déclarait-il. Il avait réalisé qu'il était inutile de vouloir s'opposer par la parole aux sophismes des Latins, et comme la dissension allait croissant parmi les Byzantins, il décida de se retirer de la lutte et de montrer sa réprobation en souffrant en silence. Les Latins prirent alors de l'assurance, ils refusaient eux aussi le compromis et exigeaient désormais la reconnaissance par les Grecs du Filioque et l'adoption de certains de leurs usages liturgiques. Les dernières résistances de la conscience des Grecs ayant été vaincues sur l'ordre de l'Empereur, tous signèrent finalement le décret de la fausse Union. D'Union, on ne pouvait en effet pas parler en vérité, puisque lors de la Liturgie solennelle, célébrée devant le pape et tout le concile, le 6 juillet 1439, on lut certes le décret dans les deux langues, mais aucun Grec ne communia et les deux délégations, situées de part et d'autre de l'Autel, n'échangèrent même pas le baiser de paix.

Saint Marc avait été le seul à refuser de signer. Lorsque le pape Eugène l'apprit, il s'exclama: «L'Evêque d'Ephèse n'a pas signé, alors nous n'avons rien fait! » Il convoqua le Saint et voulut le faire condamner comme hérétique; mais, grâce à la protection de l'Empereur, celui-ci put rentrer à Byzance avec le reste de la délégation.

En arrivant à-Constantinople, après dix-sept mois d'absence, les artisans de la fausse Union furent reçus par le mépris et la réprobation générale du Clergé et de la population. L'assemblée des Croyants, le Peuple Saint, le Sacerdoce Royal (I Pierre 2:9), qui est porteur de la plénitude de la vérité et reste le critère ultime de la validité des Conciles, le peuple rejetait unanimement le pseudo-concile de Florence et désertait les églises de quiconque était en communion avec les unionistes, alors qu'il saluait Saint Marc comme un nouveau Moïse, comme un Confesseur de la Foi et comme la colonne de l'Eglise. Sortant de son silence, le Saint partit alors en campagne contre l'Union, ou plutôt pour rétablir l'unité de l'Eglise Orthodoxe, par sa prédication et ses écrits, et aussi par ses larmes et ses prières. Il disait: «Je suis convaincu qu'autant je m'éloigne d'eux (les unionistes), autant je m'approche de Dieu et de tous les Saints, et autant je me sépare d'eux d'autant plus je m'unis à la Vérité». Quand on procéda à l'élection du nouveau Patriarche, Métrophane, il dut s'enfuir de Constantinople pour échapper à la Concélébration forcée avec lui, et se rendit dans son diocèse, Ephèse. Mais il se heurta là aux unionistes et repartit, espérant trouver refuge au Mont Athos. Il fut arrêté en route et placé, par ordre de l'empereur, en résidence forcée dans l'île de Lemnos. Libéré en 1442, il retourna dans son monastère, d'où il continua la lutte jusqu'à son dernier souffle (23 juin 1444). Sur son lit de mort, le Confesseur confia le flambeau de l'Orthodoxie à son ancien élève, Georges Scholarios, qui s'était laissé gagner un moment à la cause de l'Union mais se repentit. Celui-ci devint un ardent défenseur de la Foi et fut le premier Patriarche de Constantinople après la prise de la ville, sous le nom de Gennade (voir sa mémoire le 31 août).

La croisade des puissances européennes, levée par le Pape, ayant lamentablement échouée lors de la défaite de Varna (10 nov. 1444), rien ne pouvait plus faire obstacle à l'offensive turque. En désespoir de cause, on réussit à faire proclamer officiellement l'Union à Constantinople, en décembre 1452, mais sans obtenir l'aide espérée de l'Occident. Finalement lors de la prise de Constantinople, le 29 mai 1453, la fausse union des Eglises se consuma sous les cendres et les décombres de la cité terrestre laissant la Foi Orthodoxe vivante et inaltérée pour le salut du Peuple Chrétien.
LA CONFESSION DE FOI

 de saint Marc d’Ephèse

Nourri, par la grâce de Dieu, dans les dogmes de la piété, et suivant en tout et par tout l’Eglise sainte et catholique, je crois et je confesse Dieu le Père, seul sans origine ni cause, mais source et cause du Fils et du Saint Esprit : car de Lui naît le Fils, et lui procède l’Esprit, sans que le Fils contribue en rien à la procession, parce que l’Esprit non plus ne contribue nullement à la Génération, ou parce que leurs Provenances sont simultanées et conjointes l’une à l’autre, comme l’enseignent les Pères théologiens (saint Jean Damascène, De Fide 1, 8). Car c’est aussi pour cela que l’Esprit Saint est dit procéder par le Fils, c’est-à-dire avec le Fils, et comme le Fils, quoique non par engendrement comme ce dernier. Mais le Fils n’est pas dit engendré par l’Esprit, de peur que, le nom du Fils étant un terme relatif, on n’aille croire qu’il est le Fils de l’Esprit.

Il s’ensuit également que l’Esprit est dit Esprit du Fils à cause de leur identité de nature et du fait que c’est par le Fils que l’Esprit est apparu et qu’il est donné aux hommes ; mais le Fils n’est pas et pas dit Fils de l’Esprit, selon Grégoire de Nysse.
Que si l’expression "procéder par le Fils" indiquait, comme le prétendent les néo-théologiens, la cause de l’Esprit, et non le fait qu’il resplendit par le Fils, qu’il est apparu par lui, et, absolument parlant, le faite qu’ils sortent tous deux conjointement et s’entr’accompagnent selon les mots de Damascène (De Fide 1,7), le héraut de Dieu, jamais les théologiens que voici ne refuseraient à l’unanimité, et en termes exprès, le rôle de cause au Fils.

L’un de déclarer en effet : "Le Père est seule source", c'est-à-dire seule cause "de la Divinité suressentielle" et c’est en quoi il se distingue du Fils et de l’Esprit (Denys l'Aréopagite. Des noms divins; 2,5).

Un autre : "Seul inengendré et seule source de la divinité : le Père" c'est-à-dire que seul il est cause aussi bien que seul non-causé (Athanase d'Alexandrie. Contre les Sabelliens; 2).

Un troisième : "Le tout du Père est au Fils sauf d’être cause" (Grégoire le Théologien. Discours 34;10.)
Un autre affirme que : "les gens de Rome non plus ne font pas du Fils la cause de l’Esprit"
(Maxime le Confesseur. Lettre à Marin; PG 91,136 ).

Tel autre que : "Le Père est le seul causateur" ; le même, ailleurs : " Pour le Fils, nous le disons point cause ni Père" ; ailleurs, encore : "Tout ce qu’implique la notion de source, de cause, de géniteur, ne doit s’appliquer qu’au Père seul" (Jean Damascène. De Fide; 1,12 ).

Non, jamais Damascène, qui est extrêmement précis dans sa théologie, attribuant le "par" au Fils, ne bannirait le "de, issu de" comme il le fait dans son traité théologique au chapitre huit, en ces termes : "Nous ne disons pas Esprit issu du Fils mais nous le nommons Esprit du Fils et confessons que c’est par le Fils qu’il est manifesté et nous est transmis" (PG 94, col.849) ; puis de nouveau, au chapitre treize du même ouvrage : "Esprit du Fils, non comme issu de lui, mais comme procédant par lui du Père ; car le Père est seul causateur" (Idem. Col.849). Ensuite, dans l’Epître à Jordan, vers la fin : "Esprit enhypostatique, fruit de la procession, fruit de la projection ; venant par le Fils, et non du Fils, comme le Souffle de la Bouche de Dieu, héraut annonciateur de Verbe" (PG 95, 60). Enfin, dans l’homélie sur l’ensevelissement du corps théandrique du Seigneur où il s’exprime ainsi : "Esprit Saint de Dieu le Père, parce qu’il procède de lui, il est également appelé Esprit du Fils, non qu’il tire de celui-ci son existence, mais parce qu’il est manifesté par le Fils et par lui transmis à la création" (PG 96, 605).
Car il est bien clair que partout où la préposition "par" indique un moyen terme causant et une cause prochaine, comme les latins veulent que ce soit le cas ici, elle équivaut absolument à la préposition "de" et les deux tours s’emploient indifféremment ; ainsi "j’ai acquis un homme par Dieu" (Gen. 4.1) revient au même que "de Dieu" ; et "l’homme vient par la femme" (Cor. 11, 12) veut dire "de la femme".

Il en résulte que dans les cas où la préposition "de" est proscrite, l’idée de cause se trouve évidemment proscrite avec elle.

Reste donc que les mots "procéder du Père par le Fils" signifient dans le style de la théologie succincte, que l’Esprit qui procède du Père, est rendu manifeste, se fait connaître, resplendit ou apparaît par le Fils.

"Tel est en effet, dit Basile le Grand, le signe lui appartenant, auquel se reconnaît sa propriété hypostatique : c'est d'être connu avec le Fils et conjointement à lui, et de tirer du père son existence hypostatique" (Lettre 38,4). Voilà donc ce que l'expression "par le Fils" veut encore dire: le fait d'être connu avec lui. En effet, on n'attribue ici à l'Esprit nulle autre propriété singulière par rapport au Fils, que le fait d'être connu avec Lui ; et nulle autre, par rapport au Père, que le fait de tirer de Lui son existence hypostatique. Si donc le propre, à strictement parler, n'a pour corrélatif que cela précisément dont il est le propre, l'Esprit Saint n'a pas d'autre relation au Fils que le fait "d'être connu avec lui"; de même qu'il n'a pas d'autre relation au Père, que le fait de tirer de lui son existence hypostatique.

Ce n'est donc pas du Fils que l'Esprit Saint tire son existence hypostatique ou qu'il tient l'être. S'il en allait autrement, en effet, qu’est ce qui empêcherait de dire "par le Fils procède l'Esprit Saint", exactement comme on dit: "par le Fils tout est venu à l'être"? Or, tandis que cette dernière formule se dit effectivement, la préposition "par" étant mise pour "de", la première, en revanche ne se dit pas, et on ne saurait nulle part la trouver telle quelle, sans mention du Père ; car on dit toujours "du ère par le Fils". Et ces mots ne confèrent pas nécessairement le rôle de cause au Fils; c'est aussi pourquoi l'expression "du Fils" au sens de "issu du Fils" est absolument introuvable et explicitement proscrite.

II) Les voix des Pères et des Docteurs occidentaux qui attribuent au Fils la cause de l'Esprit, je ne les reconnais ni ne les accepte - car elles n'ont jamais été seulement traduites en notre langue ni examinées par les conciles œcuméniques et je présume qu'elles ont été falsifiées et altérées; témoin, entre mille, ce texte* du septième concile œcuménique présenté par eux tout récemment, dont le credo comporte l'addition faite au Symbole; lu en séance, ce document les a inondés de honte, et de quelle honte, les personnes alors présentes le savent. Par le fait, jamais ces Pères n'ont pu dire dans leurs écrits le contraire des conciles œcuméniques et de leurs dogmes communs, ni s'y opposer aux docteurs d'Orient, ni même simplement diverger d'avec eux, comme tant d'autres passages de ces mêmes Pères en font foi.
C'est pourquoi je condamne comme inauthentiques ce genre de témoignages périlleux sur la procession du Saint Esprit, et, m'accordant à saint Jean Damascène, je ne dis pas l'Esprit issu du Fils, quand même un autre, quel qu'il soit, semblerait le dire; je ne dis pas non plus le Fils cause ni projeteur de l'Esprit, crainte de reconnaitre dans la Trinité un second causateur et par là deux causateurs et deux principes.
Alors, en effet, la cause n'est pas même un attribut de l'essence - auquel cas elle serait une et commune aux trois Personnes - et c'est pourquoi, par aucun biais ni aucun moyen, les latins ne pourront échapper aux deux principes, tant qu’ils diront que le Fils est principe de l'Esprit. Or, être principe est un attribut personnel, et qui distingue les personnes entre elles.

* Les Latins présentèrent, en effet, un manuscrit, qu'ils disaient fort ancien, des Actes du VIe Concile, comportant le "filioque". Les orthodoxes n'eurent aucun mal à prouver qu'il s'agissait d'un faux.

III) Suivant donc en tout les sept conciles œcuméniques et les Pères qui y ont brillé de l'éclat de la sagesse divine :
Je crois en un seul Dieu, le Père tout -puissant, Créateur du ciel et de la terre et de toutes les choses visibles et invisibles.
- Et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles, Lumière de Lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait.
-Qui, pour nous hommes, et pour notre salut, est descendu des cieux, s'est incarné du Saint Esprit et de Marie la Vierge et s'est fait homme.
-Il a été crucifié pour nous sous Ponce -Pilate, a souffert et a été enseveli et il est ressuscité le troisième jour selon les Ecritures.
-Et il est monté au ciel et siège à la droite du Père, d'où il reviendra en gloire juger les vivants et les morts et son règne n'aura point de fin.
-Et en l'Esprit Saint, Seigneur, qui donne la vie, qui procède du Père, qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils, qui a parlé par les prophètes.
-En l'Eglise, Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Je confesse un seul baptême en rémission des péchés. J'attends la résurrection des morts et la vie du siècle à venir. Amen.

IV) Cette doctrine et ce Symbole sacré de la Foi exposés par les premier et second conciles, ratifiés et confirmés par tous les autres, je les accepte et je les garde de toute mon âme; je reconnais et j'embrasse également, outre les sept conciles susdits, le concile qui s’est réuni ensuite, sous le règne du pieux empereur de Rome Basile et le patriarcat du très saint Photios et qu'on appelle même huitième œcuménique*; avec la participation des représentants de Jean, le bienheureux pape de l'ancienne Rome, -j'ai nommé les évêques Paul et Eugène et le prêtre et cardinal Pierre-, ce concile tout d'abord a ratifié et proclamé le septième concile œcuménique et décrété de le mettre au rang des précédents; en second lieu il a rétabli sur son trône le très saint Photios. Enfin il a condamné et anathématisé, exactement comme les conciles antérieurs, ceux qui osent innover en ajoutant, ôtant ou modifiant quoi que ce soit du Symbole énoncé ci-dessus: "Celui qui osera déclare-t-il en effet, composer un autre symbole que celui-là, ou faire à ce Symbole sacré une addition ou une soustraction, et aura l'audace de l'appeler règle de foi, qu'il soit condamné et rejeté de toute communion chrétienne" (Mansi. Tome 17 ; col. 520 E).

Le pape Jean, écrivant au très saint Photios, dit la même chose, de façon plus développée et plus claire encore, au sujet de l'addition faite au Symbole. Ajoutons que ce concile a édicté des canons qui se trouvent dans tous les recueils canoniques.
* Concile de 879 à Constantinople. Le témoignage de Marc d'Ephèse est ici important. Il montre que ce Concile, qui a condamné le "filioque" et le papisme, est considéré par l'Eglise Orthodoxe comme le vrai huitième Concile Œcuménique.

V) Conformément donc aux décrets de ce concile et des précédents, je juge qu'il faut garder immuable le Symbole sacré de la Foi, tel qu'il a été exposé; et recevant ceux que les conciles ont reçus, rejetant ceux qu’ils ont rejetés, je n'entrerai jamais en communion avec ceux qui ont osé ajouter dans le Symbole l'innovation relative à la procession du Saint Esprit, tant qu'ils persisteront dans ce genre d'innovations. Il est dit en effet: "Que celui qui communique avec un excommunié soit lui-même excommunié".

Et le divin Chrysostome, expliquant les paroles de l'Apôtre: " Si quelqu'un vous annonce un évangile qui diffère de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème!" déclare ceci: "L'Apôtre n'a pas dit: "s’ils vous annoncent le contraire" ni "s'ils mettent tout sens dessus-dessous", non; mais bien "Quand même leur évangile ne diffèrerait que pour un détail, de celui que vous avez reçu; quand même ils ne dérangeraient que l'accessoire, qu'ils soient anathème!". Le même dit encore: «Il faut tempérer, non transgresser la loi" (Commentaire Ep. aux Gal. 1,7.).

Et Basile le Grand, dans ses "Ascétiques": "C'est manifestement déchoir de la foi et faire preuve d'orgueil, que de condamner une des choses écrites ou d'en introduire de non écrites, alors que Notre Seigneur Jésus Christ a dit:"Mes brebis entendent ma voix", et un peu auparavant: "Elles ne suivront pas un étranger, mais fuiront de devant lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers". Et il écrit aux moines: "Ceux qui font semblant de confesser la Vraie Foi et communient avec les hétérodoxes, si après avoir été avertis, ils ne rompent pas cette communion, non seulement il ne faut pas avoir de relation avec eux, mais même ne plus les nommer frères" (PG 31, 680).
Et avant ces Pères, Ignace le théophore écrivait au divin Polycarpe de Smyrne: "Quiconque parle contre les ordonnances, quand même il serait de bonne foi pratiquerait le jeûne, garderait la virginité, opérerait des miracles ou ferait des prophéties, considère-le comme un loup, travaillant sous une peau de brebis, à la mort des brebis".

Et que servirait de parler davantage?
Tous les docteurs de l'Eglise sans exception, tous les conciles et toutes les divines Écritures exhortent à fuir les hétérodoxes et à se départir de leur communion.
Et je les mépriserai tous et toutes pour m'en aller suivre ceux qui appellent à l'union sous le prétexte d'une paix factice? Ceux qui ont falsifié le Symbole divin et sacré et admettent le Fils comme second causateur du Saint Esprit?
Car je laisse de côté pour le moment les autres absurdités dont une seule eût suffit pour nous faire rompre avec eux.


Puissé-je, Consolateur, Toi qui es bonté, ne jamais connaître ce sort, ni devenir à ce point étranger à moi-même et aux raisonnements convenables!
Puissé-je, attaché à Ton enseignement et à celui des hommes bienheureux que tu inspiras, faire à mes Pères une seule addition - la seule chose que je remporterai d'ici - la piété !