vendredi 31 mars 2017

Pour les lecteurs de ce blog, ainsi que pour les autorités qui viennent chercher quelques informations:

Alors que dans nos belles provinces, Provence-Alpes-Côte d'Azur et désormais Poitou-Charente, pardon Aquitaine, commencent à sévir quelques pseudo-évêques, il m'a semblé bon après en avoir rendu compte au Métropolite Joseph de la Métropole Orthodoxe Roumaine d'Europe Occidentale et Méridionale de reprendre ces deux communiqués publiés par l'AEOF afin de mettre en garde ceux ou celles qui pourraient se laisser abuser par quelques personnages arborant fièrement une soutane et des attributs...Patriarcaux et épiscopaux!

http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2017/03/28/La-chapelle-de-Prailles-est-maintenant-orthodoxe-3048647#

Communiqué

L’Assemblée des évêques orthodoxes de France, où siègent les évêques relevant des patriarcats orthodoxes constitués historiquement et s’assurant d’une mutuelle reconnaissance, communique ce qui suit :

L’ecclésiologie orthodoxe est une ecclésiologie de communion. Ainsi, autour de son évêque, chaque église locale constitue la manifestation plénière de l’Eglise universelle à condition d’être en communion avec toutes les autres dans l’unité de la foi et du calice, attestée par la "succession apostolique" et la conciliarité des évêques.

En ce qui concerne la France, les Eglises orthodoxes canoniques sont représentées par tous les évêques qui sont membres de l’association légalement constituée sous la dénomination "Assemblée des évêques orthodoxes de France". Elle seule est habilité à manifester l’unité et la canonicité de l’Eglise orthodoxe dans ce pays.
 
Par conséquent, toute personne se prétendant être évêque orthodoxe sans être en communion avec la dite Assemblée ne peut se prévaloir d’un statut canonique orthodoxe en France.

L’Assemblée des évêques orthodoxes de France tient donc à mettre en garde les personnes dont la bonne foi pourrait ainsi se trouver surprise, et déclare que la responsabilité de l’Église orthodoxe en France ne saurait être aucunement engagée par les activités ou les déclarations de toute personne ou de tout groupe n’étant pas en communion avec elle.

Fait à Paris, le 3 avril 1997.

Le métropolite Jérémie

Président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France


Communiqué

Constatant la recrudescence en France de communautés, de groupes ou de personnes (clercs ou laïcs), qui se prétendent de l’Eglise orthodoxe, l’Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF) entend dissiper toute confusion à cet égard en précisant ce qui suit.

L’Eglise orthodoxe confesse une unité doctrinale et sacramentelle, qui se manifeste de façon ininterrompue depuis son origine jusqu’à aujourd’hui, dans la fidélité à la foi apostolique. Ceci s’exprime par sa théologie, son ecclésiologie et sa Tradition, dans la nature conciliaire de son organisation.

L’Eglise orthodoxe dans le monde est constituée par des Eglises-soeurs, autocéphales ou autonomes, qui s’assurent d’une reconnaissance et d’une communion mutuelles, partageant la même ecclésiologie, confessant la même foi et appliquant le même droit canonique.

L’organisation canonique définitive des communautés orthodoxes en France et dans les autres pays se trouvant en dehors des limites géographiques historiques des Eglises autocéphales, sera examinée par le Grand et Saint Concile panorthodoxe dont la préparation se poursuit actuellement. Dans l’attente d’une telle organisation, la commission inter orthodoxe préconciliaire préparatoire, réunie à Chambésy (Suisse) en novembre 1993, a préconisé la création d’Assemblées épiscopales. En application de cette recommandation, une Assemblée des évêques orthodoxes de France s’est constituée en février 1997, succédant ainsi au Comité inter épiscopal orthodoxe créé en 1967. C’est pourquoi l’Assemblée des évêques orthodoxes de France est canoniquement la seule habilitée à représenter l’orthodoxie et à manifester l’unité et la canonicité de l’Eglise orthodoxe en France.

Ainsi, toute personne (clerc ou laïc), groupe ou communauté se prétendant être "chrétien orthodoxe" ou s’attribuant cette appellation sans être en communion avec l’Assemblée des évêques orthodoxes de France ne peut se prévaloir d’un statut canonique orthodoxe dans ce pays. Par conséquent l’Assemblée des évêques orthodoxes de France ne peut être tenue responsable de leurs agissements et / ou déclarations.

Aussi, et afin d’éviter toute confusion ou amalgame dans l’opinion publique, l’Assemblée des évêques orthodoxes de France invite-t-elle les médias à se renseigner auprès d’elle sur le statut canonique de toute communauté, groupe et / ou personne (clerc ou laïc) se réclamant de l’orthodoxie en France.

Fait à Paris, le 1 avril 1999.
Le métropolite Jérémie

Président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France

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