vendredi 21 juillet 2017

Ne pas s'égarer en suivant la sagesse patristique

Je crois fermement que la vision du monde entier et la philosophie de la vie pour un Chrétien Orthodoxe peuvent être trouvées chez les saints Pères. Si nous écoutions leur enseignement au lieu de penser que nous sommes suffisamment sages pour enseigner aux autres notre propre "sagesse", nous ne nous égarerions pas.

Père Seraphim (Rose) de Platina

Lu sur St Materne
Lu, sur le site : Orthodoxologie, je vous invite à aller lire l'ensemble de cette interview.

Entretien de conversion de l'hypodiacre Pierre 6

Quel serait votre message pour nos lecteurs ?

L’Orthodoxie est l’Eglise, le don sans prix de Dieu fait à l’homme - la perle de grand prix, le trésor le plus précieux enfoui dans le champ – pour accéder au Royaume, i.e. la vie éternelle, par l’intégration au Corps du Christ, en d’autres termes pour connaître Dieu.

Pour qui est saint, cela peut se faire dans une vie humaine ; mais dans tous les cas cette connaissance et cette révélation du Dieu sans limite ne peut avoir de fin, et c’est bien l’éternité qui en est la mesure.

Que tout orthodoxe mesure donc bien à son prix inestimable le précieux dépôt dont nous sommes les récipiendaires indignes… et qui dépassera toujours notre capacité d’entendement.

S’il était besoin d’une preuve que l’Orthodoxie est la vie, révélée par la Vie vivante, et non pas une doctrine relevant de l’archéologie, une seule, parmi toutes celles qui sont innombrables, en serait qu’aujourd’hui les saints délivrent le même message – intemporel - que dans les premiers siècles de l’Eglise. Le discours des saints Pères de notre époque rend le même témoignage que celui de leurs prédécesseurs, les miracles continuent d’être accomplis de nos jours tout comme dans les précédents, et le siècle écoulé, parmi tous les confesseurs ou martyrs, a porté aussi bien des docteurs et des startsy que des fols en Christ et des thaumaturges, qui continuent à nous aider par leur intercession.

Pour ce qui est de l’heure présente, chaque époque de l’Eglise a éprouvé des attaques spécifiques venant de l’adversaire, et aujourd’hui, l’Orthodoxie, qui suscite en tout temps la jalousie du Malin, connaît une attaque en règle du Monde, sournoise mais sans relâche.
En partie par la violence, avec l’installation au Kosovo de la plus grande base militaire américaine en dehors des Etats-Unis, qui a été le point culminant de la diabolisation que dut souffrir la Serbie durant la guerre orchestrée aussi bien par les armées que les médias occidentaux, tout comme celle que subissent actuellement les orthodoxes d’Ukraine.
Tout aussi orchestrée est la guerre économique destinée à enlever à la Grèce son identité, pour la rendre telle un simple étal de marché pour l’économie néolibérale.

Plus subtile, mais non moins insidieuse et acharnée, est la lutte persistante qui tend à détruire au quotidien les valeurs des sociétés orthodoxes, sous le couvert du « progrès », de « l’évolution » et de l’occidentalisation-mondialisation.

De toute façon, que ce soit par une violence visible ou cachée, l’Orthodoxie est considérée de longue date par l’Occident comme un ennemi à éliminer : lors de la guerre de Yougoslavie, le ministre autrichien de l’époque n’avait-t-il pas déclaré ouvertement à Bruxelles, de manière significative : « L’Europe s’arrête là où commence l’Orthodoxie ! ».

La plus perfide des stratégies consistera donc à infiltrer cette destruction au sein même de la hiérarchie de l’Eglise par le biais « des bâtisseurs qui ont rejeté la pierre d’angle » pour y instiller, sous le masque de l’évolution et de l’ouverture, des idées et des positions non conformes au dépôt de la Révélation.

Tous les saints de l’époque moderne ont mis en garde contre ce danger et ont dénoncé l’arrivée de la « pan-hérésie » ou « hérésie suprême », selon leurs propres termes, comme étant la plus pernicieuse de toutes : celle d’abandonner la fidélité à l’enseignement des Pères pour se conformer à « la sagesse du monde » et au goût du jour.

Mais voilà, l’homme « moderne », même orthodoxe, se considère comme plus évolué spirituellement que ceux des époques précédentes. Que les saints Marc d’Ephèse, Côme d’Etolie, Ignace Briantchaninov, Seraphim Sobolev, Paissios, ou Gabriel de Géorgie et tant d’autres, aient explicitement présenté l’œcuménisme comme la plus haute des hérésies ne viendrait-il que de leur « vision trop étroite » de l’Orthodoxie, ou peut-être ces personnes n’étaient-elles pas assez évoluées intellectuellement et socialement …puisque depuis lors  nous avons tellement progressé, n’est-ce pas?

Pour arriver à ses fins, le père du mensonge s’entend à déformer les plus grandes vérités : sous couvert de « charité » et d’amour du prochain, il voudrait que l’Eglise « s’ouvre », c’est-à-dire « se relativise », pour ne devenir qu’une « confession » parmi d’autres. Les Pères sont pourtant unanimes à rappeler qu’il faut aimer le malade, mais haïr la maladie.
Ne nous y trompons pas : « le Christ est Le même hier et aujourd’hui, et Il Le sera demain », son enseignement est vivant et ne participe pas de l’archéologie ni des conditions d’une époque passée.

De fait, il y a déjà longtemps que nous sommes dans la situation décrite par l’apôtre Paul : « car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d'entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs » (2 Tim.3, 4).

L’Orthodoxie est la révélation que la vie de chaque homme est un don gratuit de Dieu. Un mystère qui dépassera toujours l’entendement, mais trouve sa réponse dans l’amour – un mystère, et non le hasardeux produit d’une « évolution » biologique tâtonnante, partie du protozoaire pour arriver au singe, qui serait notre (vénérable) ancêtre, ni un accident absurde, dénué de toute signification, qui trouverait sa fin rapide (une vie d’homme !) et non moins absurde dans un néant complet, ni encore un maillon dans une chaîne de « réincarnations », commodes pour donner une explication (très sommaire) aux heurs et malheurs d’une existence individuelle et aux injustices du monde par une loi mécanique, mais repoussant toujours plus loin l’accès à une cause véritable.


De Dieu, nous avons reçu la vie.
Cela signifie qu’Il nous a offert à chacun un commencement – la sortie du néant -, mais pas de fin.

Et qu’il faut bien, en effet, l’éternité pour rendre grâce à sa mesure du don sans mesure que Dieu nous a fait.

Slava Bogu za vsio !


jeudi 6 juillet 2017

Saint SISOÈS le Grand



À un frère qui était tombé à plusieurs reprises dans le péché, il dit: "Relève-toi encore et encore".-"Jusque à quand? " demanda le frère. l'Ancien répondit: "Jusqu’à ce que tu sois saisi soit dans le bien, soit dans le péché. Car l'homme se présente au jugement dans l'état dans lequel il est trouvé".