jeudi 15 février 2018


"NOUS PENSIONS QU'IL NE MOURRAIT JAMAIS"
En mémoire de Dobri Dobreva



mardi 13 février 2018


Chers amis, cher Père Gontran,

Nous avons besoin de votre aide!
Pourriez-vous diffuser par e-mail le plus largement possible cet appel urgent auprès de vos proches et amis?

Nous lançons cet appel pour rassembler les fonds nécessaires et financer notre programme  d'aide d'urgence aux personnes sans-abri confrontées à l’hiver russe. Merci de votre soutien. Nous devons tenir jusqu’à fin mars !

Alexandre Eltchaninoff

La nuit dernière la température à Saint-Pétersbourg est descendue à -10° L’an dernier, à Saint-Pétersbourg, plus de mille personnes sans abri sont encore mortes dans la rue faute d’avoir trouvé de l’aide. 
Grâce à vos dons, des associations et paroisses russes sauvent de la mort et des amputations des centaines d’hommes et de femmes chaque année. Les moyens manquent pour chauffer les tentes de nuit jusqu’à fin mars, distribuer des repas chauds et des couvertures, pour les soins d’urgence et tenir jusqu’au printemps.
Chaque rouble, chaque euro comptent pour sauver des vies. Chaque nuit, des personnes n’ayant pas trouvé d’abri ne se réveillent pas le matin venu. En accentuant nos efforts, nous permettrons à nos amis de Saint-Pétersbourg de tenir jusqu’à la fin de l’hiver !
 Soyons nombreux à les aider ! Merci de vos dons ! 

Pour plus de renseignements, téléphonez-moi au 00 33 (0)1 42 50 53 46.

-Par chèque à ACER-RUSSIE 91, rue Olivier de Serres, 75015 Paris
à l'ordre d'ACER-RUSSIE en indiquant au dos " Appel urgent froid "

-Par Virement : La Banque Postale, ACER-RUSSIE, IBAN FR 45 2004 1000 0115 37 359Y02097 BIC: PSSTFRPPPAR

Un reçu fiscal sera envoyé à chaque donateur 

Merci encore de votre fidélité et de votre soutien,
Amicalement

Alexandre Eltchaninoff


Помогите бедным России
Сейчас температура в Петербурге опускается до – 10°. Россия находится в тяжёлом кризисе. Постоянное повышение цен тяжёло переносится бедными слоями населения. В Санкт-Петербурге, в прошлом году, более 1000 человек умерли на улицах.
Благодаря Вашим пожертвованиям ежегодно русские ассоциации и приходы спасают от смерти или от ампутации конечностей сотни мужчин и  женщин.
Не хватает средств на обогрев палаток людей без постоянного места жительства, для раздачи им теплой еды, ожежды и одеял и для предоставления им первой медицинской помощи.
Мы должны собрать необходимые средства для того, чтобы лица без постоянного места жительства в Санкт-Петербурге смогли пережить зиму.
Для большей информации звоните по телефону :
00 33 (0)1 42 50 53 46.
Каждый Ваш дар ценен!
Для чеков:
ACER-RUSSIE -91, rue Olivier de Serres, 75015 Paris- на счёт ACER-RUSSIE сзади чека укажите " Appel urgent froid "
Для банковского перевода: Banque Postale, ACER-RUSSIE, IBAN FR 45 2004 1000 0115 37 359Y02097 BIC: PSSTFRPPPAR
Александр Ельчанинов

91 rue Olivier de Serres
F-75015 PARIS
Tél. : 01 42 50 53 46

mardi 6 février 2018


En Roumanie, la cathédrale de la discorde

Aline Fontaine, correspondante à Bucarest , le 07/02/2018 à 6h56

À Bucarest, derrière le Parlement, s’érige actuellement la future cathédrale nationale de Roumanie et bientôt l’édifice orthodoxe le plus haut du sud-est de l’Europe.
Ce projet titanesque, largement financé par des fonds publics, divise la population, croyante comme non croyante.


La cathédrale du Salut-de-la-Nation s’élèvera sur 120 m de long et 120 m de haut. / Daniel Mihailescu/AFP

À 45 mètres au-dessus du sol, au cœur de Bucarest, 600 ouvriers s’activent jour et nuit. D’ici à début décembre, ils doivent terminer l’ossature de la future cathédrale nationale, pour que le lieu accueille la célébration du centenaire de la Grande Roumanie.
Un symbole pour cette construction qui anime les esprits depuis si longtemps. Dès 1885, le poète Mihai Eminescu avait émis l’idée d’un tel ouvrage pour rendre hommage aux soldats morts pendant la guerre d’indépendance contre les Ottomans. Le roi d’alors, ­Carol Ier, l’avait retenue mais aucun lieu n’avait fait l’unanimité.

En 2005, le gouvernement, conduit par le Parti national libéral, a adopté une ordonnance d’urgence et offert à l’Église orthodoxe 11 hectares à l’arrière du Parlement, aussi connu comme la Maison du peuple, initiée par Ceausescu.

« La cathédrale actuelle de Bucarest est bien trop petite »

« Ce terrain est approprié car sous le communisme, cinq églises se trouvaient dans les environs. Quand Ceausescu a fait raser le quartier pour construire son bâtiment, trois ont été détruites et deux déplacées », explique Vasile Banescu, porte-parole du Patriarcat orthodoxe.

Ainsi, la cathédrale du Salut-de-la-Nation s’élèvera sur 120 mètres de long et 120 mètres de haut, en forme de croix. Elle sera la plus haute du sud-est de l’Europe. Tout un complexe architectural l’entourera au fil des années: un musée du christianisme roumain, une polyclinique pour les gens nécessiteux, un hôtel, un centre des congrès européen, le siège des médias du Patriarcat, ainsi qu’un parc.
« C’était une nécessité, poursuit Vasile Banescu. Avec 88 % des Roumains qui se réclament orthodoxes, le pays avait besoin d’un tel édifice. La cathédrale actuelle de Bucarest est bien trop petite pour abriter tous les fidèles lors des fêtes religieuses. »
Toutefois, le financement de la construction, provenant à 70 % de fonds publics selon le Patriarcat, fait l’objet de controverse.

« Tout cet argent devrait être dépensé dans les hôpitaux, les maisons de retraite, les écoles »

Depuis le début de la construction en 2011, le gouvernement a versé plus de 46 millions d’euros via son secrétaire d’État aux cultes, et plus de 2 millions d’euros du fonds de réserve prévu pour des situations d’urgence. Toutes les collectivités du pays financent également ce projet. En novembre 2007, le Patriarcat avait chiffré la construction de l’ensemble architectural à 400 millions d’euros. Aujourd’hui, l’effort national final n’est plus quantifié.

« Les autorités publiques sont irresponsables. Tout cet argent devrait être dépensé dans les hôpitaux, les maisons de retraite, les écoles. Avant d’investir dans d’aussi grands projets, le gouvernement devrait consulter la population, car la foi n’a pas besoin de ces nouveaux murs », argumente Viorel, 57 ans, à la sortie d’un office, non loin de la future cathédrale.

Les intentions du Patriarcat posent aussi question. « Que la cathédrale soit conçue pour être plus haute que le Parlement n’est pas anodin, estime Toma Patrascu de l’Association séculaire-humaniste. C’est l’affirmation symbolique d’une supériorité d’un culte sur l’autorité suprême d’État. Cela me semble dangereux quand on voit ce qui se passe en Pologne, où les libertés fondamentales sont attaquées par des préceptes religieux. »

Pensée pour « sauver le peuple roumain devant Dieu », cette cathédrale nationale le divise. « Ce projet est une radiographie du pays et de ses clivages, assure l’anthropologue Vintila Mihailescu. Si les Roumains se déclarent en grande majorité orthodoxes, la moitié n’a plus confiance dans l’institution. Ce projet réaffirme surtout que ni l’Église ni l’État roumains ne veulent de laïcité à l’occidentale. »

Aline Fontaine, correspondante à Bucarest
Source : La Croix